La numérisation de livres par les bibliothèques sans l’accord des titulaires de droit
La Cour de Justice de l’Union Européenne a statué que les bibliothèques peuvent numériser certains livres de leur collection sans l’accord des titulaires de droits,
mais seulement s’ils sont proposés uniquement sur les terminaux de lecture électroniques. Toutefois il n’est pas permis aux usagers de les imprimer ou de les copier
sur une clé USB. Cette directive laisse aux États européens la latitude de prévoir des exceptions où l’impression ou le stockage sur clé USB seraient tolérés moyennant
une compensation équitable versée aux ayant droits.
Source: Le Devoir 12 septembre 2014 AFP
Par Régine Horinstein
Réorganisation à la bibliothèque publique de Vancouver
À l’occasion de son 20e anniversaire, la bibliothèque publique de Vancouver va subir quelques changements importants. La succursale du centre-ville, appelée La Bibliothèque centrale,
dont l’architecture est inspirée du Colisée romain, sera réarrangée afin de faciliter l’accès à ses collections. Elle va aussi ouvrir au troisième étage un nouvel espace de 3 000 pi2
sous le nom de « Laboratoire d’inspiration » où les visiteurs auront à leur disposition des technologies et des ressources qui vont leur permettre d’apprendre et d’expérimenter avec
des médias traditionnels et numériques.
Cet espace gratuit, à libre accès, tente de nourrir le talent et la créativité afin de faire grandir la nouvelle génération des citoyens et d’encourager le développement d’une communauté de créateurs.
Par exemple, les usagers auront accès à la technologie pour convertir des enregistrements vidéo en format numérique. Des compagnies locales seront invitées à offrir de la formation,
et possiblement un spécialiste en résidence sera disponible pour aider avec l’utilisation des outils technologiques. Les coûts du projet s’élèvent à 750 000$, mais la bibliothèque
lance une campagne de financement dans le but de ramasser 16 000$.
Une autre initiative intéressante de cette bibliothèque – un partenariat avec la ville de Vancouver et « Vancouver WritersFest » pour nominer un « Poète Lauréat » de la ville qui doit agir comme agent de poésie,
en assistant à des évènements de poésie et en travaillant sur un projet spécifique. Une étude de l’université Heinrich Heine (Dusseldorf, Allemagne) a nominé la bibliothèque publique de Vancouver comme étant
la meilleure au monde. Selon les statistiques, 74% des citoyens de Vancouver utilisaient la bibliothèque en 2012.
Source: ‘Vancouver’s main library to undergo major reorganization’, de Tracy Sherlock, Vancouver Sun, le 26 août 2014
http://www.vancouversun.com/news/Vancouver+main+library+undergo+major+reorganization/10151738/story.html
Par Ekaterina Valkova
Partenariats pour les bibliothèques académiques
Les bibliothèques académiques forment souvent des partenariats afin de contribuer au développement durable ou pour mieux servir leurs étudiants.
La bibliothèque de l’Université de Colombie britannique (UBC) s’engage avec l’organisation « Better World Books »
http://www.betterworldbooks.com/
à réinventer le don de livres et la diminution des impacts environnementaux. Des livres envoyés à Better World Books sont distribués de trois façons :
dons à des organismes d’alphabétisation, vente en ligne ou recyclage. Par exemple, pour 10 000 livres envoyés à cette organisation,
55% sont recyclés et 45% sont réutilisés, ce qui se traduit en 160 arbres sauvés et 10 kg de gaz à effet de serre éliminés. Une autre initiative de cette université
s’adresse aux étudiants-réfugiés internationaux qui sont moins outillés dans l’utilisation des technologies. La bibliothèque de l’UBC fournit aux étudiants entraidés
par le programme «World University Service of Canada StudentRefugee Program» des cours en technologies de base : plateformes de courriel, différences entre Macs et PCs,
gestion des cours universitaires, numérisation et impression, logiciels.
Source: Going Green and Beyond with UBC Library’, le 20 août 2014,
http://crkn.ca/communications/going-green-and-beyond-with-ubc-library
Par Ekaterina Valkova
Nouvelles bibliothèques publiques au Canada
La construction de nouvelles bibliothèques ou la rénovation des établissements existants au travers du Canada reflète une utilisation accrue des bibliothèques de 18% pour
la période 2008-2013 (utilisation des ressources, participation aux activités et nombre de programmes offerts), selon les statistiques de Canadian Urban Libraries Council.
C’est le cas à Halifax, où les visites ont augmenté de 2.9%, et les visites du site web de 1.8%, pour 2012-2013. La nouvelle bibliothèque publique de 129 000 pi2 qui s’érige
au centre-ville de Halifax, va ouvrir ses portes en automne 2014. Sa construction a coûté 57,6 millions de dollars et se vante de son architecture extravagante qui permet un accès facile,
répond aux besoins culturels et aux exigences de développement durable (par exemple, les eaux de pluie seront utilisées pour les toilettes).
Elle est composée de plusieurs grandes espaces, et de beaucoup de lumière : il est possible d’observer le port et le lieu historique de la Citadelle. La bibliothèque centrale de Calgary sera
inaugurée en 2018 et la bibliothèque de référence de Toronto, en rénovation depuis cinq ans au coût de 34 millions de dollars, sera bientôt prête. Les transformations des lieux et des espaces
imposent aux bibliothèques de devenir plus créatives et novatrices, elles doivent se préoccuper de ce qu’elles ont pour les citoyens, et non pas de ce qu’elles font pour les citoyens, et ainsi
influencer et changer la perception des usagers. La bibliothèque publique de Toronto, par exemple, engage des infirmières pour donner la vaccination et des usagers peuvent auto-publier des livres.
À Ottawa, les bibliothécaires donnent des cours de Photoshop et de production de clips vidéo, la bibliothèque d’Edmonton, quant à elle, dispose d’une section de jeux qui permet aux usagers de
fabriquer un jeu ou de jouer à leur jeu préféré.
Source: Halifax looks forward to the opening of its very own library of the future’, Jane Taber, ‘The Globe and Mail’, le 17 août 2014;
http://www.theglobeandmail.com/news/national/halifax-looks-forward-to-the-opening-of-its-very-own-library-of-the-future/article20090514/
Ekaterina Valkova
Idées d’innovations d’une bibliothèque aux Pays-Bas
La nouvelle bibliothèque d’Almere (Pays-Bas), appelée NieuweBiblioteek, est reconnue comme la bibliothèque la plus innovatrice au monde. Elle se démarque non seulement par son architecture ou par ses espaces lumineux
à des fins communautaires et activités culturelles. En 2010, la bibliothèque a subi des changements révolutionnaires (accompagnés d’une certaine dose de résistance de la part des employés) :
les collections sont arrangées par sujet d’intérêt, mélangeant les livres de fiction et les documentaires, cette méthode s’inspire et se rapproche beaucoup de celle d’une librairie. Cette transformation a été précédée
d’un sondage auprès des usagers selon le concept de « l’expérience de l’utilisateur » afin de comprendre les besoins concrets des usagers.
Ce sondage a démontré, entre autres, que les visiteurs n’ont pas nécessairement un titre particulier en tête lors de leurs visites, ils viennent à la bibliothèque pour « regarder et choisir », donc les collections doivent
être arrangées pour permettre une telle expérience. Les changements ont engendré un nombre record de 100 000 visites les deux premiers mois. La révolution dans l’accès d’information que nous vivons exige que les bibliothèques publiques
réinventent leurs pratiques pour rester pertinentes et pour servir les communautés en répondant aux besoins.
Source: ‘Innovative Dutch library more than just addition of a cafe‘, de Joanne Chianello, The Ottawa Citizen, le 14 août 2014,
http://ottawacitizen.com/author/joanne-chianellohttp://ottawacitizen.com/news/local-news/0813-library
‘How a reinvented Dutch library set new attendance records and why is this still controversial?’, le 8 août 2014,
http://www.wmtc.ca/2014/08/how-reinvented-dutch-library-set-new.html
Par Ekaterina Valkova
Kindle, Oyster et Scribd en compétition avec les bibliothèques publiques pour les livres numériques
Amazon a récemment lancé « KindleUnlimited » – un service payant qui permet, pour 10$ par mois, l’accès à 600 000 livres numériques. Des services similaires sont offerts par « Oyster » et « Scribd ».
Pour 9$ par mois, Scribd offre une meilleure sélection de titres d’un genre particulier que Kindle ou Oyster. Cependant, plus de 90% des bibliothèques publiques américaines offrent gratuitement des livres numériques de qualité
– des bestsellers qui ne sont pas toujours dans la base de données de « KindleUnlimited » (par exemple « Cinquante nuances de Grey » ou bien « Nos étoiles contraires »). La raison de ce manque des collections se trouve dans
les mauvaises relations d’Amazon avec plusieurs éditeurs qui refusent de vendre leurs titres à Amazon; seules deux maisons d’édition vendent leurs collections à Scribd et Oyster. Les trois compagnies affirment qu’on désire ainsi permettre aux abonnés
d’essayer beaucoup de titres sans obligation de paiement.
Les bibliothèques publiques sont privilégiées d’obtenir la totalité de la collection des cinq grandes maisons d’éditions; cependant, les frais sont élevés et
il existe une limite du nombre d’emprunts possibles.
Les maisons d’édition reconnaissent le rôle des bibliothèques dans la promotion des livres car après la fermeture des plusieurs librairies, les bibliothèques sont devenues de véritables salles d’exposition pour la découverte des livres.
Un des désavantages du prêt des livres numériques des bibliothèques réside dans la disponibilité - une grande partie des titres est empruntée – ce qui témoigne par contre du grand intérêt et de la popularité de ce service.
Source: Why the Public Library Beats Amazon—for Now’ de Geoffrey A. Fowler, le 12 août 2014,
http://online.wsj.com/articles/why-the-public-library-beats-amazonfor-now-1407863714
Par Ekaterina Valkova
Programme de lecture pour les enfants à la bibliothèque de Dorval
« Copains de lecture » (Reading Buddies) – voici le nom d’un programme jeunesse de partage de la passion pour les livres et la lecture qui depuis 2007 est offert avec succès à la bibliothèque de Dorval.
Il s’agit d’un programme inspiré d’une bibliothèque de Colombie-Britannique. 206 jeunes ont participé depuis l’introduction du programme et 18 couples de jeunes lecteurs se sont formés à l’été 2014. Les lecteurs de la première à quatrième année
se rencontrent une fois par semaine pendant 45 minutes pour lire ensemble, écrire ou jouer à des jeux de mots.
.Les adolescents qui participent et lisent aux jeunes sont interviewés par les employés de la bibliothèque, mais certains sont bien connus des employés car ils ont déjà participé en tant que « petits copains » il y a quelques années.
Ce programme est un moyen idéal pour découvrir des livres, pour renforcer la confiance et pour développer des liens d’amitié. D’autres initiatives organisés par la bibliothèque (cours de photographie ou de dessin) n’ont pas réussi
à attirer un grand nombre d’adolescents. Cependant, Copains de lecture est si populaire que d’autres tâches de bénévolat devraient être assignées.
Source: ‘Montreal Diary: Dorval Library’s Reading Buddies program instills a love of books’, de Monique Polak, The Gazette, le 1 août 2014
Par Ekaterina Valkova
Nouvelle bibliothèque de Montmagny
Avant même son ouverture, la nouvelle bibliothèque publique de Montmagny suscite l’engouement. On compte déjà 1000 abonnés inscrits à ce service qui est attendu avec impatience. Un local à l’hôtel de ville est attribué aux bénévoles qui sont un rouage essentiel
aux opérations et qui accomplissent les tâches préparatoires. Initialement prévue à la fin d’août, l’ouverture sera retardée afin de coïncider avec la fin de semaine des Journées de la culture en septembre. Le service débutera ses opérations avec 22 000 livres,
toutefois la capacité totale du rayonnage atteindra 35 000 livres et documents. La bibliothèque sera accessible au public 37 heures/semaine à des moments favorables pour la clientèle. La programmation n’est pas connue pour le moment. La bibliothèque publique
de Montmagny portera un nom spécifique choisi par la communauté.
Source: Nouvelle bibliothèque de Montmagny, déjà 1000 abonnés avant même l’ouverture’. par Diane Gendron, dans ‘À la une’, ‘Société’ , le 24 juillet 2014
http://cmatv.ca/actualites/a-la-une/nouvelle-bibliotheque-de-montmagny-deja-1000-abonnes-avant-meme-louverture/
Par Ekaterina Valkova
Statistiques de l’utilisation des bibliothèques américaines
« PewResearch » a présenté au congrès de l'American Library Association à Las Vegas en juin 2014 une synthèse de plusieurs études sur le rapport des usagers américains avec leurs bibliothèques.
Selon cette étude, les adolescents sont les plus grands utilisateurs des bibliothèques. 10% des américains n’ont jamais utilisé une bibliothèque, pourtant, ils sont convaincus que les bibliothèques jouent un rôle important pour leur communauté.
Seulement 4% des lecteurs lisent uniquement du numérique. Les lecteurs lisent des livres imprimés ou numériques selon les circonstances.
L'étude de Pew montre aussi que les utilisateurs des bibliothèques ont aussi tendance à acheter des livres. Ils sont de plus intéressés par des recommandations de lecture basées sur leur historique d'emprunt. Enfin, seuls 20% des répondants estiment
que les bibliothèques doivent laisser plus d'espace à la technologie et à des événements culturels, au détriment des collections papier, comparé à 36% qui considèrent que les bibliothèques ne doivent pas faire ces changements.
Source: ‘7 surprises About Libraries in Our Surveys’, par Lee Rainie, le 30 juin 2014
http://www.pewresearch.org/fact-tank/2014/06/30/7-surprises-about-libraries-in-our-surveys/
Par Ekaterina Valkova
La bibliothèque de New-York : trois clics pour un livre numérique
La bibliothèque publique de New-York (NYPL) réfléchit à un moyen de simplifier l’accès à ses livres numériques. L’objectif du projet «Library Simplified » serait de passer
des 19 étapes actuellement nécessaires pour emprunter un livre numérique, à seulement trois clics : un pour découvrir, un pour vérifier la disponibilité et télécharger, et un pour lire.
Lancé en décembre 2013, ce projet de deux ans est mené
en collaboration avec le consortium « Readium » chargé de travailler sur le développement et la standardisation de l'Epub 3. Il devrait bénéficier du kit de développement open-source Readium SDK, développé en partenariat avec Kobo. Face au géant Amazon
et à l'émergence de nouveaux compétiteurs comme Scribd ou Oyster, la NYPL espère ainsi pouvoir offrir à ses usagers une expérience plus attrayante.
Source: ‘Library Simplified Works on Three-Click Access for Library Ebooks, ALA 2014’, ‘Library Journal’ par Matt Enis, le 8 juillet 2014
http://www.thedigitalshift.com/2014/07/ebooks/library-simplified-works-three-click-access-library-ebooks-ala-2014/
Par Ekaterina Valkova
La bibliothèque de l'université South Florida prêtera des drones aux étudiants
Les drones sont les bienvenus sur le campus de l’université South Florida à Tampa (Floride, États-Unis). La bibliothèque de l’établissement va proposer aux étudiants d’en emprunter un dès la rentrée prochaine sous certaines
conditions. Avant de pouvoir emprunter l’un de ces appareils, les étudiants devront avoir suivi un cours de pilotage, comme le montre un reportage tourné par une chaîne de télévision locale.
Ils devront aussi expliquer l’usage qu’ils feront de ce drone et son implication dans un projet scolaire. Lors de l’utilisation de l’appareil, les étudiants seront encadrés par un membre du personnel de l’université. L’emprunteur sera responsable en cas de casse.
Pour le moment, il n’est pas prévu de faire voler ces drones au-delà des limites du campus, à moins qu’une demande exceptionnelle soit faite par un professeur. La bibliothèque de l’université a pu faire l’acquisition des deux drones (d’une valeur de 1 500 dollars pièce,
grâce à une subvention) dans le cadre d’un plan visant le développement des outils technologiques.
Source: La bibliothèque de l'université South Florida prêtera des drones aux étudiants » par Cécile Bolesse
http://www.01net.com/editorial/623596/la-bibliotheque-de-luniversite-south-florida-pretera-des-drones-aux-etudiants/
Par Ekaterina Valkova
La bibliothèque du futur sera-t-elle sans livre?
La vision classique de la bibliothèque pourrait être révolue puisque s'adaptant aux nouvelles technologies, certaines vont jusqu'à ne plus proposer de livres.
C'est ce qui a inspiré bien des discussions lors du Congrès mondial des bibliothèques tenu à Lyon.
BiblioTech, la bibliothèque de San Antonio au Texas, offre la consultation de documents numériques uniquement. On retrouve dans les 48 ordinateurs et d'autres appareils 20 000 livres numériques,
7000 bandes dessinées, 70 magazines, des audiolivres, des films et de la musique consultables en ligne à partir de chez soi.
Pour Benoit Epron, directeur de recherche à l'École nationale supérieure des sciences de l'information et des bibliothèques (Enssib) de Lyon, que Bibliotech ressemble plus à un cybercafé ne remet pas en cause son statut de bibliothèque, mais son fonctionnement.
Il faudrait que l'usager sache tout de suite ce qu'il veut et qu'il puisse le trouver pour rendre l'interaction au numérique plus attrayant et facile d'utilisation.
De plus, le passage au numérique engendre des questions concernant l'organisation de l'espace (comme des salles dédiées au travail en groupe), la diversification des services et le rôle du bibliothécaire. Pour ce dernier, on suppose plus un rôle de médiation
et de renseignement redéfinissant à nouveau la bibliothèque comme un vrai service public. Plus la bibliothèque évolue avec le numérique, plus on ira pour rencontrer des personnes, se renseigner et échanger au lieu de feuilleter un bon livre.
Enfin, la vision la plus réaliste serait une cohabitation entre le numérique et le papier pour que les deux formats se complètent.
Pour l'instant, il est trop tôt pour savoir si le public adhérera à BiblioTech de San Antonio, mais on note que l'ère du numérique, en général, progresse lentement dans les bibliothèques.
Source: Publié le 14 août 2014
http://www.rue89lyon.fr/2014/08/14/la-bibliotheque-du-futur-sera-t-elle-sans-livre/
Par Richard Demers
19 millions pour les bibliothèques publiques autonomes
Le gouvernement du Québec donnera un coup de pouce aux bibliothèques publiques autonomes qui se partageront un investissement de 19 millions de dollars. Hélène David, la ministre de la Culture, en a fait l'annonce misant, entre autres, sur l'amélioration des collections.
Les montants des subventions ont été déterminés en fonction de la population, des besoins d'acquisitions et de la gratuité des services.
De son côté, le premier ministre Philippe Couillard souhaite que toute la population ait un accès illimité au livre et à la lecture.
Source: Par Mélanie Loisel- publié le 21 août 2014 à 14 h 07
http://www.ledevoir.com/politique/quebec/416468/19-millions-pour-les-bibliotheques-publiques-autonomes
Par Richard Demers
Florida Polytechnic University ; un établissement aux oeuvres dématérialisées
La création de Bibliotech au Texas semble inspirer d'autres institutions comme la Florida Polytechnic University. Sur le campus, on ouvrira un centre de document avec un catalogue de 135 000 livres numériques, des services de bibliothèques,
mais aucun livre papier.
Ayant pris le parti de la dématérialisation, Katryn Miller, directrice, affirme que les bibliothèques doivent repenser leur identité autour du livre pour rester pertinentes. C'est l'information qui importe, insiste-t-elle en ajoutant qu'elle veut
que les élèves déterminent leurs besoins en information et soient en mesure de trouver les bonnes données.
Source: Publié le jeudi 21 août 2014
https://www.actualitte.com/bibliotheques/la-floride-se-dote-de-sa-bibliotheque-sans-livre-vision-futuriste-52097.htm
Par Richard Demers
Bibliothèques universitaires américaines : tendances actuelles
L’Association of College&Research Librairies a dévoilé les grandes tendances dans les bibliothèques d'étude et de recherche dont la plus grande concerne la gestion des données massives. Puisque les revues exigent maintenant la publication des données
liées à un article, des répertoires de données et des outils pour leur réutilisation apparaissent. On constate l'émergence des « big data ».
D'autres tendances ont été identifiées. Voir l’article.
Source: Par Pierre Moison - Publié le 5 juin 2014
http://www.enssib.fr/node/133244
Par Richard Demers
Prêt d'ebook : les nouveautés de Hachette à 300 % du prix public
Numilog, qui dispose d'une exclusivité sur les livres numériques du groupe Hachette, a supprimé la formule d'abonnement d'un grand nombre de bibliothèques qui permet l'accès simultané à 3 utilisateurs et haussé
les tarifs jusqu'à 300 %. Ces changements sans préavis fragilisent l'offre de livres numériques de ces bibliothèques clientes, dont celles du Réseau Carel, déplore son directeur, Denis Llavori.
Pour défendre Numilog, Denis Zwin, PDG, affirme qu'on y applique la politique commerciale de Hachette; les livres de moins d'un an seront vendus 3 fois le prix public aux bibliothèques. De plus, il est vrai que l'achat renouvelé avec 3 accès simultanés
disparaîtra de l'offre. Le PDG regrette, toutefois, que le Réseau Carel leur attribue la responsabilité de ces modifications.
En période de restrictions budgétaires, il faudra vérifier l'impact de cette évolution sur l'ensemble des bibliothèques et analyser la situation avec Hachette qui demeurera, quoi qu'il en soit, le maître de ses tarifs.
Un observateur faisait remarquer que les éditeurs américains ont pris l'habitude d'harmoniser les offres commerciales proposées aux bibliothèques.
Source: Publié le jeudi 5 juin 2014
https://www.actualitte.com/bibliotheques/pret-d-ebook-les-nouveautes-de-hachette-a-300-du-prix-public-50597.htm
Par Richard Demers
Des architectes ont bâti une bibliothèque-toboggan pour consoler les enfants d'une ville détruite par un séisme
« The Pinch » est une bibliothèque et un centre de loisir au double toit incurvé dessiné et construit avec le soutien d'Olivier Ottevaere et John Lin de l'Université de Hong Kong.
Il représente un endroit d'évasion pour les enfants et résidants de Shaunghe, une ville chinoise dévastée par un tremblement de terre en 2012.
Voir les photos sur le site.
Source:
http://dailygeekshow.com/2014/08/16/bibliotheque-enfant-livre-hong-kong-chine-the-pinch/
Par Richard Demers
L'avenir des bibliothèques pourrait se jouer dans les cafés?
Le gouvernement britannique a engagé Wiliam Sieghart, entrepreneur et éditeur, avec la mission de déposer un rapport sur l'avenir des bibliothèques publiques du pays. À la suite d'une vaste tournée qui lui a permis de rencontrer des bibliothécaires, des usagers et des conseillers,
il se dit convaincu de leur importance comme centres communautaires.
Afin de dynamiser les lieux, son rapport propose la mise en place d'un plan national, un système commun de gestion, une carte d'usager valable dans tous les établissements de Grande-Bretagne et le développement d'un programme d'études attirant les jeunes vers la profession de bibliothécaire.
Monsieur Sieghart pense même à l'implication de cafés et de petits commerces.
Source: Publié le 14 août 2014
http://www.idboox.com/infos-ebooks/lavenir-des-bibliotheques-pourrait-se-jouer-dans-les-cafes/
Par Richard Demers
Les livres québécois se font rares dans les bibliothèques
De récentes statistiques du Ministère de la Culture révèlent que seulement 31 % des livres en français dans les bibliothèques municipales de la province sont québécois. Une situation alarmante, selon Serge-André Guay, directeur de l'agence de presse Appui-Livres;
il souhaite une réévaluation du mandat des bibliothèques afin qu'elles offrent la totalité des livres québécois.
Puisque le gouvernement a versé 5 millions de dollars aux bibliothèques publiques autonomes pour le développement de collections, il pourrait imposer des contraintes d'achat de livres québécois,
pense-t-il.
À la ville de Saguenay, les 10 bibliothèques se démarquent par rapport aux autres bibliothèques de la province. Des plus de 400 000 livres, 37 % sont francophones et édités au Québec.
Source: Par Laura-Jessica Boudreault - Publié le 6 août 2014 à 21 h 37
http://www.journaldequebec.com/2014/08/06/les-livres-quebecois-se-font-rares-dans-les-bibliotheques
Par Richard Demers
Le livre québécois occupe une place de choix
Appui-Livres, projet pancanadien d'agence de presse dédié au livre et à la lecture, a rendu public son palmarès du livre québécois dans les bibliothèques municipales : 31 % des collections des 138 bibliothèques du Québec sont des livres québécois.
On peut donc se demander si le livre publié ici occupe la place qui lui revient.
Christian St-Onge, bibliothécaire à la ville de Mascouche (49e rang avec 40 % de sa collection qui est québécoise), et Françoise Martin, cheffe de service des bibliothèques de Terrebonne (70e rang avec un taux de 37 %), en sont convaincus. Puisque seulement 13 %
de l'ensemble des titres publiés en français dans le monde le sont au Québec, on peut douter de l'objectivité de l'étude d'Appui-livres. Monsieur St-Onge suggère à cette organisation de se préoccuper plutôt du faible taux de littératie dans la belle province.
En ce qui concerne le contexte du palmarès, Madame Martin tient à peu près le même discours. Tous deux s'entendent pour affirmer que la qualité des ouvrages et les demandes des usagers comptent beaucoup pour approvisionner leurs collections.
Au cours des 5 derniers mois, on a remarqué une augmentation des abonnements, des prêts et de la fréquentation à la bibliothèque de Mascouche. La ville de Terrebonne, quant à elle, a rejoint les 2,9 livres par habitant en 2013
(la moyenne québécoise étant de 2,5 livres par habitant). Madame Martin a ajouté que la hausse démographique a un effet négatif sur la performance des bibliothèques.
Source: De Karine Limoges - Publié le vendredi 18 juillet 2014
http://www.larevue.qc.ca/actualites_livre-quebecois-occupe-une-place-choix-n29986.php
Par Par Richard Demers
Imprimer ses propres livres à la bibliothèque de Toronto
Dotée d'une presse Asquith qui permet la mise en page et l'impression d'un manuscrit, la bibliothèque de référence de Toronto offre à ses usagers d'imprimer
leurs propres livres. Il en coûte 145 $ pour 10 exemplaires de 150 pages.
L'établissement a déboursé 68 000 $ pour se procurer la machine et espère que la demande sera au rendez-vous. On y offre des cours de formatage de manuscrit avant impression.
Source: Radio-Canada avec CBC - Mise à jour le jeudi 12 juin 2014 à 11 h 20
http://ici.radio-canada.ca/nouvelles/arts_et_spectacles/2014/06/12/002-imprimer-son-livre-a-la-bibliotheque.shtml
Par Richard Demers
Missouri : Les données des usagers des bibliothèques protégés
Le gouverneur de l'État du Missouri, Jay Nixon, a adopté une loi qui limite l'accès des partenaires fournisseurs des bibliothèques aux bases de données des utilisateurs du service de lecture numérique.
Pour que les usagers puissent accéder au service, il faut que les partenaires les identifient comme adhérents, ce qui leur donne accès aux données, expliquait Pam Klipsch, directrice de l'établissement du comté de Jefferson.
L'Association des bibliothèques du Missouri s'est beaucoup investie pour faire accepter cette loi.
La loi HB1085, qui entrera en vigueur à la fin d'août, élargit la confidentialité des données des bibliothèques en lien avec les documents numériques. Elle empêche les tiers liés par contrat avec les bibliothèques de s'en servir et les oblige à signaler aux établissements les brèches de sécurité.
Une seconde loi impliquant la technologie du système RFID a été rejetée.
Source: Portail Québec - publié le jeudi 31 juillet 2014
https://www.actualitte.com/usages/missouri-les-donnees-des-usagers-des-bibliotheques-proteges-51748.htm
Par Richard Demers
Trafic de chocolat à la bibliothèque : les étudiantes le cachaient dans les livres évidés
Connu pour ses vertus contre l'anxiété et le stress, le chocolat a servi pour la mise en place d'un trafic au sein de la bibliothèque du Collège Newnham, un établissement de filles de Cambridge en Angleterre.
Les tablettes auraient été dissimulées dans les livres avec une note priant l'usager de le rapporter avec d'autres friandises pour ceux qui suivront.
L'affaire a été révélée par une étudiante.
Source: De Clémence Jost - Publié le 29 juillet 2014
http://www.archimag.com/bibliotheque-edition/2014/07/29/trafic-chocolat-bibliotheque-etudiantes-livres
Par Richard Demers
Nouvelle bibliothèque de Montmagny, déjà 1000 abonnés avant même l'ouverture
Avant même son ouverture, on compte déjà 1000 abonnés qui semblent impatients de profiter des services qui seront offerts à la bibliothèque de Montmagny.
Un local attribué à des bénévoles accomplissant les tâches préparatoires se situe à l'hôtel de ville en attendant l'ouverture officielle repoussée jusqu'aux Journées de la culture.
Pas question de mettre de la pression sur les bénévoles pour finaliser les préparatifs, affirmait Jocelyn Landry, directeur général, expliquant qu'ils ont encore un mois pour tout mettre en place.
La bibliothèque ouvrira ses portes avec 22 000 ouvrages sur ses étagères. Elle sera accessible 37 heures par semaine.
Elle portera un nom spécifique discuté avec la communauté.
Source: Par Diane Gendron - Publié le 24 juillet 2014 dans À la une
http://cmatv.ca/videos/nouvelle-bibliotheque-de-montmagny-deja-1000-abonnes-avant-meme-louverture/
Par Richard Demers
Que pensez-vous des bibliothèques?
PewResearch, organisme qui récolte des données, a présenté une synthèse de différentes études sur le rapport entre les usagers et leurs bibliothèques au dernier des congrès de l'American Library Association.
Entre autres données concernant les répondants : les plus grands utilisateurs des bibliothèques ont moins de 65 ans; ils ont tendance à acheter plus de livres en librairie; 4 % d'entre eux se sont convertis à l'usage
des documents numériques; 20 % pensent que la bibliothèque doit faire plus de place aux nouvelles technologies et aux événements culturels.
Lire la suite :
7 surprises about libraries in oursurveys, PewResearch Center, Fact Tank, 30 juin 2014.
Traduction rapide : Ebook:7 constats surprenants sur les bibliothèques
, Elizabeth Sutton, ID Boox, 1er juillet 2014.
Source: Par D'Élisabeth Noël - Publié le 23 juillet 2014
http://www.enssib.fr/breves/2014/07/23/que-pensez-vous-des-bibliotheques
Par Richard Demers
La bibliothèque d'Ottawa veut explorer l'option PPP
Les trois options pour la rénovation du vétuste édifice de la bibliothèque publique d'Ottawa, qui auraient coûtées entre 40 et 70 millions de dollars, ont été rejetées. Le conseil d'administration a décidé d'appuyer la motion de la présidente,
Jan Harder, en se tournant vers le partenariat public-privé.
Des fonctionnaires doivent rédiger un rapport explorant en détail la réfection du bâtiment ou la construction d'un nouvel édifice, en ppp.
Le député d'Ottawa-Centre, YasirNaqvi, a suggéré de construire au coin des rues Bayview et Albert; cela aiderait à réanimer une partie sous-utilisée de la ville.
Assurée du nombre de partenaires potentiels, à cause du grand achalandage de la bibliothèque, Madame Harder est convaincue que le rapport évaluant un PPP sera bien étudié par un conseil
fraîchement élu.
Source: De Guillaume St-Pierre - Publié dans Le Droit
http://www.lapresse.ca/le-droit/actualites/ville-dottawa/201407/08/01-4782058-la-bibliotheque-dottawa-veut-explorer-loption-ppp.phphttp://www.enssib.fr/breves/2014/07/15/la-bibliotheque-de-new-york-3-clics-pour-un-e-book
Par Richard Demers
Les fonds de bibliothèques russes seront disponibles sur les smartphones en 2015
En 2015, plus de 6 millions de documents provenant des fonds des bibliothèques russes seront disponibles gratuitement sur les téléphones intelligents et tablettes numériques; il faudra télécharger une application mobile pour
les plateformes iOS et Android.
C'est un projet du Ministère russe de la Culture accompagné par les plus importantes bibliothèques de Russie.
En plus de lire, les utilisateurs pourront enregistrer des textes et des images.
Le coût de la conception de cette application s'élève à 80 000 euros.
Source: Par Victoria Zavialova - Publié dans le RBTH, le 27 août 2014
http://fr.rbth.com/en_bref/2014/08/27/les_fonds_des_bibliotheques_russes_seront_disponibles_sur_les_smartph_30549.html
Par Richard Demers
Open Access: Les bibliothèques académiques freinées par les budgets
Depuis le début des années 1990, le nombre de journaux académiques en libre accès s'est multiplié et la question de leur prise en compte
par les bibliothèques académiques se pose. Le Directory of Open Access Journals (DOAJ) recense près de 10 000 revues académiques.
Les bibliothécaires ont observé avec intérêt le développement de ce mode de publication et six points apparaissent cruciaux dans la gestion de
ressources en Open Access:
- Problèmes techniques
- Vérification qualitative des publications en Open Access
- Indexation des publications en Open Access
- Gestion des modèles Open Access au niveau économique
- Préservation à long terme des collections
- Promotion des ressources en Open Access
"Du côté de la gestion, (...) les APC (Article Processing Charges) ont été adoptées par la quasi-totalité des revues en Open Access, mais aussi commerciales.
Elles définissent le tarif d'une publication au sein d'une revue, payé par l'institution à l'origine de la recherche ou celle à laquelle le chercheur est affilié.
En règle générale, ce tarif est proportionnel à la réputation de la revue, ainsi qu'à son audience. Par ailleurs, si l'accès aux articles est gratuit au format HTML,
le téléchargement et la lecture aux formats PDF ou EPUB sont généralement soumises au paiement d'un droit d'accès. Les institutions, souvent limitées en budget, n'ont pas
toujours les finances nécessaires à l'achat de contenus issus de revues scientifiques en Open Access, étant donné le coût déjà important des revues de maisons d'édition traditionnelles."
Pourtant, le mouvement de l'Open Access fut perçu pendant longtemps comme un moyen de parer au monopole des grandes maisons d'édition en matière de publications scientifiques. (...)
Malgré la contraction des budgets, particulièrement forte aux États-Unis, mais également en Europe, le modèle de l'Open Access n'est pas encore adopté, de manière générale,
au sein des établissements scientifiques ou de recherche. (...)Un sondage mené par Miriam Lorenz de l'Institut des Sciences de l'Information de Cologne révèle une faible adoption
des ressources Open Access, et l'absence de véritable plan d'intégration pour la plupart des acteurs interrogés.
Source: Antoine Oury, dans l'Actualitté du lundi 25 août 2014.
https://www.actualitte.com/bibliotheques/open-access-les-bibliotheques-academiques-freinees-par-les-budgets-52153.htm
Par Lyne Rajotte
Coupures budgétaires dans les commissions scolaires du Québec: le budget d'achat de livres neufs touché
Mélanie Loisel, Le Devoir, 21 août 2014.
http://www.ledevoir.com/societe/education/416356/la-moitie-des-budgets-des-bibliotheques-scolaires-risque-d-etre-ampute
Mélanie Loisel, Le Devoir, 22 août 2014.
http://www.ledevoir.com/politique/quebec/416542/titre
Rédaction La Presse Canadienne, Journal Métro, 22 août 2014
http://journalmetro.com/actualites/national/543199/bibliotheques-scolairespropos-de-bolduc-denonces/
Daphnée Dion-Viens, Le Soleil, 23 août 2014.
http://www.lapresse.ca/le-soleil/actualites/education/201408/22/01-4793940-les-coupes-dans-leducation-font-mal-aux-librairies.php
Mélanie Loisel, Le Devoir, 27 août 2014
http://www.ledevoir.com/politique/quebec/416952/yves-bolduc-s-excuse-mais-le-milieu-du-livre-attend-des-gestes-concrets
Mélanie Loisel, Le Devoir, 27 août 2014
http://www.ledevoir.com/politique/quebec/416952/yves-bolduc-s-excuse-mais-le-milieu-du-livre-attend-des-gestes-concrets
En 2005, le gouvernement québécois a mis en place le Plan d'action sur la lecture à l'école (PALE), un ambitieux programme qui visait entre autres à regarnir en livres neufs les bibliothèques
scolaires québécoises. Ces dernières années, l'enveloppe budgétaire protégée s'élevait à 15 millions de dollars où 8,3 millions provenaient du gouvernement et 6,7 millions des commissions scolaires.
Dans les faits, le ministère donnait 9$/élève pour chaque tranche de 7$/élève donnée par l'école.
Plus rien n'oblige les commissions scolaires à utiliser l'enveloppe budgétaire d'achat de livres à cette fin. Avec les compressions exigées par l'actuel gouvernement, une majorité de commissions
scolaires se sont vues obligées d'amputer une partie ou la totalité de ce budget pour répondre à la difficile commande ministérielle.
Le 21 août, cette nouvelle fit la une du Devoir sous la plume de Mélanie Loisel et le lendemain, toujours à la une, le Devoir rapportait les réactions du ministre Bolduc au sujet du fait que les commissions
scolaires avaient choisi d'amputer leur budget-livres pour éponger les compressions budgétaires. Les propos malheureux du ministre firent bondir l'ensemble des acteurs du milieu du livre et le public en général.
Le ministre Bolduc estime qu' « il n’y a pas un enfant qui va mourir de ça et qui va s’empêcher de lire, parce qu’il existe déjà des livres [dans les bibliothèques]", et qu'il "aime mieux qu’elles achètent moins de livres.
Nos bibliothèques sont déjà bien équipées. […] Va dans les écoles, des livres, il y en a, et en passant, les livres ont été achetés l’an passé, il y a 2 ans, ou 20 ans. »
La polémique provoquée par les propos du ministre a fait la manchette des journaux et des bulletins de nouvelles radio et télé durant plusieurs jours. Cette situation inquiète grandement tous les acteurs du marché du livre
dont plusieurs dépendent des achats scolaires. Plusieurs librairies indépendantes craignent rien de moins que leur mise à mort, les écoles étant leurs principaux clients. Aussi, "L’industrie du livre constate que le gouvernement
Couillard semble avoir une double politique. D’un côté, le ministère de l’Éducation accepte de reléguer au second plan l’achat de livres dans ses bibliothèques scolaires et de l’autre côté, le ministère de la Culture affirme
qu’il cherche des solutions pour lui venir en aide." (Mélanie Loisel, dans le Devoir, 22 août 2014).
"À la Fédération des commissions scolaires, la porte-parole Caroline Lemieux souligne qu'il s'agit d'un «exemple concret» des conséquences des compressions imposées par Québec et dénoncées depuis des années."
(Daphnée Dion-Viens, Le Soleil, 23 août 2014).
Finalement, le ministre Yves Bolduc a présenté ses excuses le mardi 26 août en promettant d’exiger que les commissions scolaires rétablissent les budgets des bibliothèques pour l’achat de livres. Son mea culpa a été relativement bien
accueilli dans le milieu scolaire et celui du livre, mais tous espèrent que le ministre Bolduc passera de la parole aux actes. « On ne sait pas encore comment il va exiger que les commissions scolaires rétablissent les budgets »,
note d’emblée Benoît Prieur, de la Table de concertation du livre. « La seule façon pour nous qu’il puisse le faire, c’est de modifier les règles budgétaires et de faire en sorte que cette mesure fasse l’objet d’une reddition de comptes.
S’il n’y a pas ce changement, on ne sera pas heureux. » (Mélanie Loisel, dans le Devoir, 27 août 2014)
Par Lyne Rajotte
Défendre une bibliothèque engagée contre l'homophobie et les stéréotypes de genre
À l’occasion du 80e congrès de l’IFLA, Rue89Lyon a fait une série d’articles sur la bibliothèque de demain. Le dernier article de la série se questionne
sur la lutte aux stéréotypes dans les bibliothèques. En janvier 2012, naissait le groupe de bibliothécaires Légothèque qui a pour objectif de défendre
un modèle de bibliothèque inclusive, engagée dans la lutte contre les stéréotypes.
Les premières actions de Légothèque ont été d'amorcer un travail de veille Diigo, de mettre en place un blogue et de créer un compte Twitter. Le groupe organise des conférences,
participe à des journées d'étude et des colloques et soutient les collègues en fournissant des ressources. Lors de la polémique autour du livre Tous à poil, Légothèque a rédigé
le communiqué de l'ABF et a fourni des outils aux professionnels afin qu'ils puissent répondre à leurs usagers ou à leurs élus en cas de problème.
Source: Par Renan Benyamina (Hétéroclite), paru le 22 août 2014 dans Rue89Lyon
http://www.rue89lyon.fr/2014/08/22/defendre-bibliotheque-engagee-contre-homophobie-et-stereotypes-genre/
Par Lyne Rajotte
Défendre une bibliothèque engagée contre l'homophobie et les stéréotypes de genre
À l’occasion du 80e congrès de l’IFLA, Rue89Lyon a fait une série d’articles sur la bibliothèque de demain. Le dernier article de la série se questionne sur la lutte aux stéréotypes dans les bibliothèques.
En janvier 2012, naissait le groupe de bibliothécaires Légothèque qui a pour objectif de défendre un modèle de bibliothèque inclusive, engagée dans la lutte contre les stéréotypes.
Les premières actions de Légothèque ont été d'amorcer un travail de veille Diigo, de mettre en place un blogue et de créer un compte Twitter. Le groupe organise des conférences, participe à des journées d'étude
et des colloques et soutient les collègues en fournissant des ressources. Lors de la polémique autour du livre Tous à poil, Légothèque a rédigé le communiqué de l'ABF et a fourni des outils aux professionnels afin
qu'ils puissent répondre à leurs usagers ou à leurs élus en cas de problème.
Source: Par Renan Benyamina (Hétéroclite), paru le 22 août 2014 dans Rue89Lyon
http://www.rue89lyon.fr/2014/08/22/defendre-bibliotheque-engagee-contre-homophobie-et-stereotypes-genre/
Par Lyne Rajotte
Les bibliothécaires mobilisés en faveur du droit à l'accès à l'information
Dans le cadre du 80e congrès annuel de l'IFLA qui s'est tenu à Lyon du 16 au 22 août 2014, l'organisation a présenté la Déclaration de Lyon sur l'accès à l'information et au développement
qui est un texte portant sur le rôle majeur des bibliothèques comme vecteur d'accès à l'information. Cette action se veut un premier pas vers la reconnaissance d'un droit à l'information par les Nations Unies.
"Cette Déclaration estime notamment qu’un accès accru à l’information et à la connaissance, soutenu par une alphabétisation universelle, est un pilier essentiel du développement durable. Une plus vaste disponibilité
d’informations et de données de qualité ainsi que la participation des communautés à leur création favorisera une allocation plus complète et plus transparente des ressources. Elle insiste également sur le rôle
des professionnels des bibliothèques et services d’information."
Le texte sera présenté aux Nations Unies en septembre et d'ici là, tous les professionnels des bibliothèques et des services d'information du monde entier sont invités à parapher la Déclaration de Lyon.
Source: Par Françoise Sigot, paru le 21 août 2014, dans La Gazette des communes
http://www.lagazettedescommunes.com/252515/les-bibliothecaires-mobilises-en-faveur-du-droit-a-lacces-a-linformation/
Par Lyne Rajotte
L'IFLA crée le Prix International de Lobbying
L'IFLA a annoncé qu'au cours des quatre prochaines années, un nouveau prix aidera à renforcer les compétences au sein de la profession pour plaider en faveur d'une amélioration de la politique au bénéfice de
l'accès public à l'information numérique. Ce prix permettra de répondre aux défis de la profession créés par le changement d'environnement du domaine de l'information résultant de la transition du papier
vers le numérique, et de renforcer les compétences de la profession dans son ensemble.
"L'accès public aux TIC, le droit d'auteur, la question des licences, les livres électroniques et le prêt électronique, ne sont que quelques-uns des points traités par les décideurs aux niveaux national,
régional et international, souvent sans résultats satisfaisants pour les bibliothèques et leurs usagers. Par conséquent, les bibliothèques se trouvent souvent en situation d'avoir elles-mêmes à travailler
dans un contexte politique qui ne prend pas en considération leurs problèmes, avec pour résultat des services au public, dans l'environnement de l'information numérique, d'un niveau dégradé."
Source: Paru le 19 août 2014 sur le site d'IFLA 2014 Lyon
http://conference.ifla.org/FR/ifla80/node/721
Par Lyne Rajotte
Bibliothèques: Parer les baisses de budget en évaluant l'impact social
Les situations des bibliothèques dans le monde ne sont pas égales et dans certains pays comme le Royaume-Uni, l'Espagne et le Portugal, les restrictions budgétaires rendent difficiles la bonne exécution du service public.
Mais de nouveaux arguments émergent, comme le rôle social des bibliothèques.
"Glòria Pérez-Salmerón, directrice de la Bibliothèque nationale d'Espagne, est venue plaider pour un système d'évaluation du rôle social des bibliothèques. Face aux politiques, la meilleure défense reste l'attaque,
et les professionnels cherchent à mettre en avant la façon dont leurs services pallient les inégalités sociales des pays. (...) Les organisations professionnelles du pays se sont fédérées afin d'établir un mode
d'évaluation suffisamment objectif pour faire passer le message : « Les bibliothèques ne sont pas un coût, mais un investissement ». "
"Deux méthodes ont été utilisées et combinées pour fournir un état des lieux exhaustif : le coût sur le marché (Market Price), qui rend compte du prix public des services offerts par les bibliothèques,
et l'évaluation contingente, une technique économique qui fait évaluer au public la valeur marchande des services offerts par la bibliothèque." Le résultat de l'étude montre que, dans l'ensemble, un euro investi
dans les bibliothèques génère entre 2,80 et 3,80 € en retour sur investissement.
L'idée d'évaluer l'impact social et économique des bibliothèques n'est pas récente et, le 7 mai 2014, ISO/TC a officialisé la norme ISO 16439:2014
sous le titre « Méthode et procédures pour définir l'impact des bibliothèques ».
Source: Par Antoine Oury, dans l'Actualitté du jeudi 21 août 2014.
https://www.actualitte.com/bibliotheques/bibliotheques-parer-les-baisses-de-budget-en-evaluant-l-impact-social-52079.htm
Par Lyne Rajotte