CORPOCLIC est le bulletin de la Corporation des bibliothécaires professionnels du Québec. En consultant CORPOCLIC, vous êtes assurés de demeurer au courant de toutes les activités et toutes les interventions de la CBPQ!
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Décembre 2017

Mot du président

Un congrès CPI 2017 réussi
Par Guy Gosselin

Avec ses 620 participants, le CPI2017 qui avait pour thème Survivre à la gestion? aura battu cette année des records d’affluence à tel point que nous avons parfois manqué de places assises.
Je me réjouis de voir que participants, commanditaires et exposants ont aimé leur expérience et nous nous préparons déjà à faire mieux en 2018. Le prochain congrès se tiendra du 12 au 14 novembre 2018 et aura pour thème "Professionnels de l’information, acteurs de changement".
Jean-Michel Lapointe et Anne-Frédérique Champoux, membre de notre CA, s’en partageront la présidence, Marie D. Martel gardant la vice-présidence.
Pour ceux qui auraient manqué le CPI 2017, voici 3 temps forts retenu de ce riche programme de 40 conférences :

  • la conférence filmée de Jens Thorhauge qui nous a livré son expérience précieuse des vagues de changements auxquelles ont dû faire face les bibliothèques du Danemark.
  • la présentation des facteurs qui font vraiment la différence pour la santé mentale au travail soit l’autonomie des employés,la reconnaissance, l’activité physique et la conciliation travail-famille.
  • et enfin, l’engouement suscité autour du retour d’expérience des tout premiers gestionnaires de Fab Labs du Québec. Nous n’avons pas d’actes de cette table ronde mais nous restituons ci-dessous le contenu de la dernière rencontre de ce même groupe à laquelle notre nouvelle DG a pu participer le 8 décembre dernier.
  • Pour voir tous les actes du CPI2017.
Malgré parfois des conditions budgétaires difficiles, nous avons, dans notre profession, le privilège de pouvoir servir les citoyens de plusieurs façons, par exemple en favorisant l’accès à la connaissance ou à la lecture, en créant de magnifiques bibliothèques-troisième lieu, en leur offrant d’exercer leur créativité dans des Fab Labs, etc. C’est dans l’espoir que la CBPQ puisse vous aider à aller encore plus loin en 2018 que je vous souhaite à tous un heureux temps des fêtes.

Mot de la directrice

Une CBPQ à l’écoute de vos besoins
Par Pascale Félizat-Chartier

Nouvelle DG depuis le 10 octobre 2017, c’est pour moi un privilège de pouvoir contribuer à aider les professionnels que vous êtes à réseauter davantage et à faire une différence dans chacun de vos milieux et territoires. Que vous soyez encore en formation, en activité ou retraité,il me tient à cœur d’être vraiment et toujours plus à l’écoute de vos besoins. C’est dans cet esprit que, dans la suite de la rencontre de consultation organisée en juin, j’ai rencontré individuellement tous les membres du CA.
Notre CA est très diversifié et riche de multiples expériences et je ne doute pas que nous saurons collectivement déplacer des montagnes. Ces rencontres ont produit une belle récolte de nouvelles actions à mettre en place. Elles m’ont aussi permis de clarifier les réponses aux questions "Ça me donne quoi d'être membre de la Corpo?" mais aussi "¨Ça donne quoi que la Corpo existe ?".
J’en suis convaincue : Dans cette époque où nous sommes confrontés à des enjeux sociétaux toujours plus difficiles et complexes, notre organisation garde toute sa pertinence, ne serait-ce que pour soutenir des communautés de pratiques entre secteurs d’activités. Je m’apprête à trouver dans les prochains mois, et avec votre aide, de nouveaux moyens d’actualiser cette pertinence. Pour préparer ces développements à venir, je me suis employée ces deux premiers mois, à rendre notre organisation plus efficiente.
Objectif : toujours moins de frais opérationnels et toujours plus de services aux membres! À suivre…

Nouvelles de la CBPQ

Un nouvel Argus pour Noel, un projet de déménagement dans de nouveaux locaux en 2018, un travail de réorganisation pour avoir davantage d’impact dans nos prises de position, ça bouge à la Corpo!

Voici les principales nouvelles de notre dernier CA tenu le 7 décembre 2017 dans les locaux de BAnQ-Rosemont.

Nouvel ARGUS
Marie-Ève Auclair nous a présenté le nouvel Argus que vous recevrez très bientôt. L’édition passe de 3 à 2 numéros d’environ 60 pages au format « Coffee table ». l’idée est d’en faire un espace d’échanges et de questionnements « conçu par et pour des bibliothécaires professionnels » mais aussi un bel objet que l’on a envie de faire connaître et de conserver. Nous avons hâte que vous nous disiez ce que vous en pensez et préparons actuellement une activité festive de lancement qui permettra aussi de célébrer la fin de la numérisation des archives de la revue et de rendre ainsi hommage à ses premiers contributeurs. En effet, tous les anciens numéros sont maintenant accessibles en tous temps dans BAnQ numérique : Merci BAnQ !

Projet de déménagementde la CBPQ
Le CA du 7 décembre a validé l'intérêt de déménager la CBPQ dans des locaux plus adéquats pour accomplir sa mission notamment réduire les coûts, simplifier notre organisation, favoriser le réseautage et l’organisation d’événements et améliorer les conditions de travail des deux employés. Nous vous informerons plus amplement lorsque les ententes nécessaires à la réalisation de ce projet auront été conclues.

Nouvelles de la fédération et de la TAMDAQ
La CBPQ a résolu de participer avec 7 autres associations au Comité provisoire de la Fédération. Nous souhaitons renforcer toujours nos liens de partenariat avec les autres associations, dans le cadre de la Fédération ou en dehors de celle-ci. La TAMDAQ s’est également réunie le 27 novembre dernier et prévoit poursuivre son travail de concertation.

Prises de position
L’année 2017 a vu une recrudescence de nos prises de position. Le comité qui s’en occupe travaille actuellement à clarifier notre organisation de ce point de vue et à inscrire notre organisation au registre du lobbying.

Rencontre Fabs labs du 8 décembre 2017

Depuis l’automne 2016, les Fab Labs se réunissent à date régulière pour échanger. La dernière rencontre a rassemblé plus de 30 participants de tous les milieux et d’aussi loin que Rivière-du-Loup et Sherbrooke dans le nouvel espace d’Échofab situé à Rivières-des-Prairies, Montréal. Après un échange des dernières nouvelles, plusieurs groupes de travail ont discuté de sujets choisis ensemble en forum ouvert: implication des bibliothèques publiques et du secteur de l’éducation dans Fab16 (voir ci-après), mise au point d’un système de badges pan-québécois pour reconnaître les apprentissages non-formels, partage de connaissances sur les bonnes pratiques de gestion des Fab Labs (bénévoles, santé sécurité…), etc.

FAB16
Après la France en 2018 et l’Égypte en 2019, Montréal a été choisie pour accueillir la rencontre internationale des Fab Labs en 2020, la « FAB16 ». Outre le congrès de la Fab Foundation qui rassemblera des représentants de plus de 1200 Fab Labs du monde entier, le FAB16 est l’occasion de faire connaître les réalisations du Québec et du Canada à travers des ateliers collectifs et autres activités qui seront offerts en parallèle au congrès. Le FAB16 sera une occasion de démontrer la nouvelle identité des bibliothèques du Québec : exposition de plans et photos et visites à thème de nos nouvelles bibliothèques, forum pour démontrer comment peut se faire le lien de ces nouveaux espaces de créativité avec les activités plus traditionnelles des bibliothèques (heure du conte etc), débats sur les enjeux d’espace et de personnel, meilleure documentation du volet artistes en résidence… un groupe de travail s’est formé autour de #Fablab16 pour réfléchir à ces activités qui seront autant réelles que virtuelles et commencer à les documenter (vidéos, photos, plans, tutoriels…). Ce travail sera aussi une bonne façon de mieux définir la spécificité les Fabs Labs en bibliothèques..

FAB LAB NATION
Ce qui a pesé dans la balance pour la sélection de la candidature de Montréal en 2020, c’est la « Fab Lab Nation », la récente tournée des Fab Labs du Canada qui a réussi à créer une dynamique pancanadienne en utilisant le « soft power » d’aller à la rencontre des autres pendant 3 mois. Guillaume Coulombe (Fab labs Québec) et Marc-Olivier Ducharme (Musée J. Armand Bombardier) qui accompagnaient cette caravane mémorable de 19 000 kms ont fait part de leurs coups de cœur. Dans beaucoup de milieux, ils ont réussi par leur présence à créer des liens nouveaux entre organisations d’un même territoire. Sans surprise, la Côte ouest est la plus avancée en termes de communauté vibrante ou les différents acteurs s’épaulent mutuellement. L’un des Fab Labs rencontré avait conçu en open source une distributrice à outils avec suggestions d’utilisation et modes d’emploi. Powell River, une petite municipalité de 12 000 habitants a réussi à former un écosystème de makers dans lequel la bibliothèque publique joue son rôle… un bilan complet de Fab Lab nation est en cours de rédaction et on recherche des fonds pour créer un poste d’animateur de cette nouvelle communauté en émergence.

FAB CITY
En 2020, Montréal accueillera également le sommet mondial des Fab City, une vision porteuse de villes autosuffisantes qui importent et exportent des données et fabriquent tout sur place. Plusieurs personnes et organismes se mettent actuellement en mouvement au Québec autour de Fab City. Les bibliothèques et Cégep peuvent jouer un rôle important pour les appuyer en fédérant les milieux autour de projets communs. Objectifs pour 2020 : 15 villes au Canada adhèrent à la vision Fab City et à ses cibles bien précises.

MINI MAKER FAIRE À MONTRÉAL
Après celle de Sherbrooke, Montréal devrait aussi avoir la sienne en 2019.

NOUVEL ESPACE À RIVIÈRE-DU-LOUP
« Fabuleux Mix » (un défi à prototyper en 48H), « Toys’up yoursel (un atelier pour créer soi-même ses propres jouets), l’équipe de Fabbulle de Rivière-du-Loup ne manque pas de dynamisme. Ils ouvriront un nouvel espace le 22 février 2018.

CLUBS DE CODE
C’est la nouvelle vague qui s’en vient dans les commissions scolaires et les bibliothèques. 15 bibliothèques ont déjà embarqué à Montréal dont Benny et Saint-Michel. Techno Culture Club initie un projet de 2 ans avec la Commission Scolaire de Montréal en lien avec l’environnement. Il consistera à fabriquer et à faire du code en même temps. Ces initiatives permettent notamment de prendre davantage soin des enfants doués et talentueux de nos milieux.